VIDÉOS – Le Ballon d’or, l’équipe de France, ses idoles : Kylian Mbappé se confie à France Bleu

Paris, France

Il a accordé de longues minutes à France Bleu. Kylian Mbappé s’est entretenu au micro de Jacques Vendroux, le patron des sports de Radio France, ce jeudi soir dans un hôtel parisien. 

A 19 ans, le prodige des Bleus et du PSG est revenu sur la course au Ballon d’or qui sera remis le 3 décembre, le Mondial où il a été sacré avec l’équipe de France, l’importance du maillot tricolore, ses idoles, la Ligue des Champions avec le PSG et les Football Leaks où il est mis en cause.

On parle beaucoup du Ballon d’or, surtout pour vous. Comment vous gérez la situation ?

« J’ai donné ce que j’avais à donner, je n’ai aucun regret. Pour moi le Ballon d’or ça signifie progresser année après année. Ma première année, j’ai fini 7e, l’objectif c’est de faire mieux. Premier c’est toujours mieux après on va voir ce qu’il va se passer. Mais cette année, je pense qu’il est très disputé, il y a beaucoup de joueurs qui le méritent. Ça va être une année où le vainqueur gagnera de peu. »

J’ai donné ce que j’avais à donner (pour le Ballon d’or) » — Kylian Mbappé

Avez-vous revu la finale de la Coupe du monde ?

« J’ai revu les buts, j’ai revu la cérémonie, mais je n’ai pas revu le match entier. J’ai été en vacances j’ai décompressé, puis je suis revenu très rapidement au PSG où tout de suite on m’a fait comprendre que la Coupe du monde est passée, qu’il y a des matches à gagner. Ça appartient à l’histoire, c’est derrière nous, il faut avancer, continuer, c’est merveilleux, on a la deuxième étoile sur le maillot mais le football continue et il faut continuer à gagner si on veut exister. »

J’ai toujours le même sourire lorsque je rentre sur le terrain avec le maillot bleu » — Kylian Mbappé

Avez-vous une passion particulière pour le maillot de l’équipe de France ?

« Depuis tout petit, pour moi et ma famille, l’équipe de France est l’objectif suprême. Bien sûr on peut jouer dans les plus grands clubs du monde, je joue dans un des plus grands clubs du monde à l’heure actuelle. Mais jouer pour son pays, c’est unique. Maintenant je suis un international, un titulaire, mais j’ai toujours le même sourire lorsque je rentre sur le terrain avec le maillot bleu. C’est différent avec le PSG. J’ai une grande passion, je donne 100% de mes qualités pour le PSG mais le pays c’est plus fort, c’est le coq, c’est la Marseillaise, c’est la première étoile en 98 que je n’ai pas connue, c’est Zidane, c’est Platini, c’est le nuage tout là-haut. »

Vous êtes en train de sanctuariser le numéro 10 comme Pelé, Maradona, Platini, Zidane…

« Il y a eu Messi, Neymar aussi. Mais moi je l’ai pas vu comme ça, je l’ai vu comme un enfant qui a eu le n°10, à Bondy, dans son équipe de quartier et qui a voulu garder ce numéro en grandissant. C’est une fierté et une chance de pouvoir le porter à chaque sélection. »

Quelles sont vos idoles ?

« J’ai eu pleins d’idoles, à différentes périodes. J’ai été fan de Zidane quand j’étais jeune. Après j’étais plus fans des Brésiliens, Ronaldo, Ronaldinho…. A l’adolescence, je suis tombé dans une phase Cristiano Ronaldo, j’avais des posters partout dans la chambre. Et ensuite, je suis devenu Kylian. »

J’ai eu Michel Platini qui vous embrasse…

« C’est un honneur, une légende comme lui, trois ballons, un des meilleurs Français de tous les temps. »

Et Pelé ?

« Pelé, c’est unique, si on m’avait dit, il y a trois mois, que j’allais avoir des échanges avec Pelé, le rencontrer, je n’y aurais pas cru. Pelé, même pour moi qui ne l’ai pas vu jouer, ça a toujours été un exemple, le roi du foot. Pelé c’est le King (sic), le Brésilien qui a remporté trois fois la Coupes du monde, qui a mis 1.000 buts. »

Pelé c’est le King » — Kylian Mbappé

Vous affrontez Monaco dimanche, c’est aussi votre club formateur, ça va vous faire drôle ?

« C’est particulier pour moi parce que tout part de là. J’arrive à 14 ans, à l’aube du nouveau projet, je fais deux ans au centre de formation, avec des hauts et des bas et j’arrive à intégrer l’effectif pro à 16 ans, c’est extraordinaire. J’ai des joueurs qui m’ont accompagné, comme si j’étais un grand joueur alors que je n’étais personne. Je ne l’oublierai jamais, j’ai vécu une année formidable, on a remporté le titre de champion etc. C’était une bande de copains. On a pris du plaisir. C’était une passion, c’était pas un métier. Le PSG c’est un nouveau chapitre. »

Il y a un match très important aussi contre Liverpool dans trois semaines…

« C’est la Ligue des Champions ! On a un groupe très relevé. C’est très bien, jouer des grandes équipes c’est ce qu’on demande. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain qu’on est encore en course. On a notre destin entre les mains, on va bien se préparer et essayer d’arriver prêts pour ce rendez-vous. Liverpool c’est une grande équipe. Mais si on joue ensemble, à notre niveau, on peut faire quelque chose de bien contre Liverpool. »

Que représentent vos parents à vos yeux ?

« Ce sont mes plus fidèles alliés. C’est ceux qui m’ont accompagné sur le stabilisé de Bondy jusqu’au Parc des Princes devant 50.000 personnes. Ils ont su me guider, m’éviter les mauvais chemins, ils ont fait le sale boulot, prévoir les accidents, empêcher les mauvaises personnes de vous approcher. Ils m’ont fait grandir dans un environnement sain, ils m’ont laissé exercer ma passion, librement. Et pourtant mon père était mon entraîneur, et que je marque 8 buts ou que j’en rate 9, rentré à la maison il redevenait père. On avait toujours cette barrière. Il était le coach dehors et le père à l’intérieur donc ça s’est toujours bien passé. Ma mère, on aime plus discuter. On discute de tout. Du foot et de ce qu’il y a en dehors. C’est plus ma confidente. »

Votre père d’origine camerounaise, votre mère d’origine algérienne, c’est la preuve que tout le monde peut vivre ensemble ?

« C’est la France d’aujourd’hui, qui est faite de plein de mixité et on en est l’exemple parfait. Je suis content, on ne les met pas assez en valeur. On met toujours en avant Kylian, mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de travail derrière, il y a des parents, moi j’ai une avocate aussi, j’ai plein de personnes qui s’occupent de moi. Ils devraient être mis plus en valeur. »

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