VIDEO. Le parcours initiatique d’un jeune comédien, du collège au Conservatoire national supérieur d’art dramatique

Souleymane est arrivé en France en provenance du Sénégal à 8 ans, seul avec sa mère. Il a été un enfant timide jusqu’en classe de sixième. Cette année-là, sa professeure de français décide de monter en pièce de théâtre Le Petit Chaperon rouge et de lui attribuer le rôle de la mère-grand : « C’était la première fois que je faisais une chose qui avait de l’importance… que je m’affirmais. Les gens m’ont vu », se souvient-il en retournant pour la première fois, avec le magazine « 13h15 le samedi » (replay), dans la salle du collège où tout le monde l’avait applaudi.

« Cela n’a réellement pas changé. J’ai l’impression qu’on pourrait le refaire. Là, c’est la scène. Oh, je n’avais pas remarqué qu’il y avait Agnès Varda [sur un poster géant]. Maintenant je connais son travail. C’est ouf… » dit-il avec émotion avant de rejouer une des scènes qui ont illuminé son enfance : « Tire la chevillette, la bobinette cherra. Pose la galette et le petit pot de beurre sur la table. Et viens te coucher avec moi… » Après s’être révélé à lui-même avec ce conte de Charles Perrault mis en scène, Souleymane n’a cessé de prendre des cours de théâtre.

Toute la palette qui permet de construire un acteur

Devant le talent du jeune comédien en herbe, ses proches n’ont eu de cesse de le pousser à tenter des auditions. Et il a enfin été accueilli au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, à Paris, soit l’une des voies royales pour embrasser la carrière et l’exercer ensuite sur les planches, au cinéma, à la télévision… Trois ans de pratique exigeante et intensive du jeu, mais aussi de la danse, du chant, de la musique, du clown ou encore du masque. Souleymane s’est frotté à toute la palette qui permet de construire un acteur sur des bases solides.

« Le fait que ce soit une école nationale supérieure veut dire que c’est une des meilleures de France. Il y a de la visibilité pour les directeurs de casting, les producteurs, les metteurs en scène… C’est une école reconnue et respectée. Etre ici, c’est avoir une chance de pouvoir être repéré, de pouvoir travailler… Après, l’emploi dépend du metteur en scène… » explique le jeune comédien qui vient de terminer son cursus de trois ans au conservatoire. Et il a déjà du travail en France et à l’étranger…

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