Toulouse. «Supernova», ça dépote !

Jeunesse et création sont les maîtres mots du festival de théâtre Supernova qui revient au Sorano, jusqu’au 23 novembre donc pour une 3ème édition intense, pleine d’audace et de découvertes.

C’est un festival que Sébastien Bournaca créé et qu’il considère comme étant au cœur de sa mission de directeur du Sorano. Festival du jeune théâtre émergent célébrant l’imagination et la créativité, le festival Supernova va faire souffler un vent de fraîches couleurs dans ce brumeux mois de novembre. Une dizaine de spectacles, des chantiers de création présentés en première partie des soirées, des lectures, des rencontres, des débats, Supernova, c’est une vitrine automnale du théâtre jeune tel qu’il s’invente, de sa diversité, de sa poésie, de ses engagements et des questions qu’il adresse. Avec des propositions qui prennent à bras-le-corps notre monde, racontent des histoires d’aujourd’hui et passent à leur moulinette auteurs, mythes, affaires et questions diverses..

Ainsi, « Ce que vous voudrez » ou «La nuit des rois» de Shakespeare revisité par Laurent Brethome . Sous sa direction, les onze comédiens de la Classe Labo s’emparent avec une énergie vorace de ce délicieux conte shakespearien. (mercredi 7, jeudi 8 novembre. théâtre Jules Julien)

Les sorcières ? «Des vieilles lubriques, séductrices, forniquant avec le diable», nous serine l’imagerie populaire. Avec « Le monde renversé » quatre jeunes actrices du collectif Marthe donnent un grand coup de balai à l’image de la sorcière et avec une verve réjouissante, revisitent le mythe pour dévoiler les mécanismes de persécution et de domination qui continuent de toucher les femmes. (mercredi 14, jeudi 15 novembre au Sorano)

Dans « Cent Mètres Papillon » Maxime Taffanel nous livre un monologue aquatique tendre, poétique et drôle qui raconte l’histoire de Larie, un adolescent fou de natation. Au rythme de ses entraînements et de ses compétitions éprouvantes, Larie rêve d’être un grand champion. Maxime Taffanel sait de quoi il parle : cet ex-nageur de haut niveau devenu comédien nous emporte ainsi dans son aventure passionnante, dévoilant les coulisses d’un sport méconnu qui repousse les limites de l’athlète. (vendredi 16 novembre , samedi 17 novembre au Sorano)

Surprenant détonant et politique , « Le roi sur sa couleur, » revient sur «l’affaire Olivier Py. En 2011, Olivier Py, alors directeur du théâtre national de l’Odéon , apprend qu’il ne sera pas renouvelé et que Luc Bondy prendra sa place. Py sera recasé à la direction du festival d’Avignon, mais soit : à ce moment-là, tout le monde a vu là une décision du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.Il s’est avéré que la décision venait plutôt du président Sarkozy … Mi théâtre documentaire, mi fiction, Hugues Duchêne propose ici une comédie qui évoque les coulisses du pouvoir et les rapports entre art et politique. (vendredi 16 novembre samedi 17 novembre au Sorano )

« J’abandonne une partie de moi je m’adapte ». Dans «Chronique d’un été», le film documentaire sociologique réalisé en 1960 , Edgar Morin et Jean Rouch interviewaient des parisiens sur leur vie ( première question posée : «êtes- vous heureux ?»). Aujourd’hui, Justine Lequette et quatre comédiens du Group Nabla en reprennent les questions-clés, adressées à des passants, étudiants, ouvriers, employés, immigrés… Révélée au dernier Festival de Liège, cette première création de théâtre-vérité est un bijou d’intelligence, de pertinence et d’inventions ludiques. ( mercredi 21, jeudi 22 novembre au Sorano)

Festival Supernova, proposé par le Sorano jusqu’au 23 novembre. Programme complet : http ://theatre-sorano.fr/


L’éveil du printemps

«L’Eveil du printemps» ouvrira , lundi le festival Supernova. Un pièce totalement raccord avec ce festival puisque, interprétée par les jeunes comédiens de l’AtelierCité, elle y met en scène la jeunesse et ses questionnements. Frank Wedekind avait 26 ans quand il écrivit cette pièce chorale où s’entrecroisent et s’écrivent les trajectoires d’un groupe d’adolescents. On les découvre à ce moment décisif de la vie où les corps sensibles, les désirs, les énergies viennent buter contre la brutalité du monde des adultes, contre un carcan social, éducatif et politique trop répressif. Dès lors, dans cet âge des possibles, à chacun d’inventer sa réponse personnelle, intime, face à toutes les questions qui les traversent et les agitent.La pièce fit scandale à l’époque. Et aujourd’hui ? Les jeunes comédiens de l’AtelierCité s’emparent avec vitalité de cette œuvre puissante pour en faire jaillir «la peinture ensoleillée de la vie».

Lundi 5, mardi 6 , mercredi 7 , jeudi 8 vendredi 9 , samedi 10 novembre à 20h30 au théâtre Sorano ( allées Jules Guesde) . De 11 à 22 €. Tel : 05 32 09 32 35

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