En Iran, la mort d’une rivière

L’Iran s’enfonce dans la crise. La valeur du rial, la monnaie nationale, a été divisée par trois, voire quatre, depuis le début de l’année : les prix s’envolent au hasard. Téhéran subit de plein fouet le retour des sanctions américaines depuis que Washington s’est retiré, en mai, de l’accord international sur le programme nucléaire iranien. La mise en place de la deuxième vague est attendue pour le 5 novembre.

A Ispahan la rivière est à sec. Le désert s’élargit à vue d’œil. La République islamique gère mal ses ressources en eau. Elle a laissé les cultures se multiplier, et les agriculteurs puiser l’eau de la rivière à l’excès. Les aciéries d’Ispahan et de Yazd sont elles aussi gourmandes. Résultat, la rivière Zayandeh Rud, naturellement permanente, disparaît. D’ici à trente ans, l’Iran pourrait ressembler à un désert inhabitable.

Cette situation s’apparente à un lent suicide, mais qu’y faire ? L’Etat peut difficilement annoncer aux paysans que la majorité d’entre eux sont voués à disparaître ou à changer de métier. Avec le retour des sanctions, la transition écologique figure très loin derrière les priorités.

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