Christophe Castaner au chevet des policiers agressés à Champigny-sur-Marne

Champigny-sur-Marne, France

Les policiers ont voulu rencontrer le ministre de l’Intérieur à huis clos. Christophe Castaner s’est rendu ce dimanche au commissariat de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne. Il a évoqué avec les agents l’agression diffusée il y a quelques jours sur les réseaux sociaux où des jeunes se sont filmés en train d’insulter des policiers. 

Plus de moyens humains et financiers

L’entretien a duré une dizaine de minutes. À la sortie, le ministre de l’Intérieur a rappelé les moyens qui vont être mis en place au sein du commissariat : « Vingt policiers supplémentaires sont arrivés il y a quelques jours. Quatre millions d’euros seront investis dans les locaux qui accueillent celles et ceux qui garantissent notre sécurité. »

Christophe Castaner a rappelé que deux des agresseurs ont été condamnés à six mois et quatre mois de prison fermes. 

Un soutien bienvenu car comme le racontent beaucoup de policiers, les insultes sont quotidiennes. « On n’y fait même plus attention à la fin », explique lassée l’une des agents. 

Dans la rue aussi, les habitants du quartier du Bois-l’Abbé attendent davantage de moyens. « Plus de policiers, c’est bien, se réjouit Salif. Ici il n’y en a pas assez. »

Certains habitants du quartier étaient étonnés de voir débarquer le ministre de l'Intérieur à Champigny-sur-Marne. - Radio France
Certains habitants du quartier étaient étonnés de voir débarquer le ministre de l’Intérieur à Champigny-sur-Marne. © Radio FranceWilly Moreau

Mais pour le maire de la commune, Christian Fautré, le problème est ailleurs : « Il faut qu’on agisse aussi sur l’éducation, sur l’emploi. Je ne dis pas que des policiers en plus c’est mal mais c’est un problème plus global »

Reste que pendant la visite de Christophe Castaner, au moment où certains jeunes étaient tenus à distance, des policiers avouent avoir reçu, une nouvelle fois, des insultes. 

Continuer à lire sur le site d’origine

%d blogueurs aiment cette page :