Cannes il y a 3 ans : 20 morts dans des inondations historiques

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Le 3 octobre 2015, de violents orages ont ravagé les Alpes-Maritimes faisant 20 victimes.

En fin de soirée samedi 3 octobre, alors que la situation s’était calmée sur les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, de très violents orages ont éclaté du Var aux Alpes-Maritimes. Le littoral azuréen a subi des pluies torrentielles : 195,5 mm de pluie sont tombés sur Cannes (l’équivalent de 2 x les précipitations d’un mois de septembre normal), dont 107 mm en une heure. On a également relevé 178 mm de pluie à Mandelieu et 128 mm à Antibes. A Nice, on relevait 108 mm de pluie. A Nice, il est tombé 74 mm de pluie entre 21 et 22 heures, battant l’ancien record du 30 septembre 1998 où 63 mm de précipitations avaient été mesurés en une heure.


De très importants dégâts et 20 victimes


De très importantes inondations se sont produites entre Cannes et Monaco, à Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Juan-les-Pins, Vallauris et Mandelieu. Le Loup était en crue, inondant le centre-ville de Villeneuve-Loubet. La Siagne a également brutalement réagi, inondant une partie de Mandelieu. Dans le secteur de Cannes, les eaux se sont engouffrées avec violence dans les rues en emportant des voitures et provoquant de nombreux dégâts. Des torrents de boue coupaient de nombreuses départementales. L’autoroute A8 avaété fermée dans les deux sens à la hauteur d’Antibe.


Le trafic SNCF a été interrompu plusieurs jours entre Nice et Toulon suite à un glissement de terrain sur les voies. L’aéroport de Nice a été temporairement fermé. 20.000 foyers ont été privés d’électricité. Le bilan humain définitif est particulièrement lourd avec 20 morts.



Il faut remonter aux terribles inondations du Var du 5 juin 2010 pour retrouver une catastrophe climatique d’une telle ampleur dans le sud-est de la France, avec 27 morts et 7 disparus.


L’imperméabilisation des surfaces en cause ?


Par le passé, les collines entourant Cannes étaient agrémentées de bassins de collecte des eaux de pluie pour arroser les plantations de fleurs et autres, mais toutes ces collines agricoles ont été sur-urbanisées. Avec cette urbanisation galopante, c’est l’ensemble de la côte d’Azur qui est confrontée à des ruissellements de plus en plus importants au potentiel destructeur. L’imperméabilisation des surfaces accélère le ruissellement en surface. Lors d’orages violents, les eaux pluviales descendent des collines sans aucune entrave et envahissent ainsi d’autant plus facilement et rapidement le centre-ville, entraînant des inondations.


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