Cahors. Regards croisés d’une productrice et d’un comédien au festival Cinédélices

« L’autre continent » de Romain Cotigore a été présenté en avant-première au cinéma Le Quercy, en présence de la productrice Sophie Dulac. Elle a dévoilé ce film qui ne sortira qu’en mars. « Le titre interroge, il y a dans ce film bien d’autres continents que l’Afrique et l’Asie, bien d’autres ailleurs » confie-t-elle. C’est sa troisième participation à Cinédélices. « Il y a une belle programmation. On a notamment un film difficile à obtenir, un film très particulier. Il s’agit de « How to talk to girls at parties » de John Cameron Mitchell, Nicole Kidman y tient un petit rôle, mais elle est géniale. Il y a aussi « Leto », que j’ai adoré à Cannes », déclare Sophie Dulac.


De vrais spectateurs cinéphiles

« Ce qui me plaît dans ce festival, c’est la projection de courts-métrages. Ils doivent faire moins de 9 minutes, donc c’est rare d’en voir. C’est une jolie initiative de les projeter avant les films. Par rapport aux avant-premières à Paris, le public est gâté ici. Ce sont de vrais spectateurs cinéphiles. Sur des films plus pointus, ils sont très réceptifs. C’est appréciable de rencontrer un tel public », poursuit la productrice.

Une master class délicieuse

Jean-Baptiste Marcenac, comédien, anime aujourd’hui avec Laurent Salgues, cinéaste, une master class. « Nous allons travailler avec les élèves des options théâtre. On est parti du film de Louis Malle, « Vania 42e rue », en référence à Oncle Vania de Tchekov, une bible pour les acteurs de théâtre. L’enjeu : comment jouer un classique du théâtre et l’adopter à un festival de cinéma » explique le comédien. « Je ne suis pas professeur d’art dramatique et finalement, ça m’a forcé à relire Tchekov, à me rappeler les bons et mauvais profs. Une anecdote m’est revenue, une rencontre avec Richard Bohringer à la terrasse d’un café à Cahors, il était très entouré. J’avais 20 ans. Je voulais monter à Paris, lui demander conseil. J’ai dit Monsieur Bohringer, pas de réponse. J’ai dit Richard. Il me répond quoi. Je lui demande comment monter à Paris, il me dit démerde-toi. Sur le coup, j’étais très choqué. Avec le recul j’en garde une forme de tendresse. C’est le meilleur conseil que j’ai reçu » conclut Jean-Baptiste Marcenac.


En salle, ce jeudi

Projection en avant-première de « Mauvaises herbes » de Kheiron, à 14 heures « Larmes de joie », film patrimoine de Morio Monicelli, à 16 h 30, « Rafiki » de Wanuri Kohiu à 18 h 45. A 21 h 30 en avant-première « En liberté » de Pierre Salvadori. Les projections se poursuivant jusqu’à dimanche avec la projection de deux films de Bruno Podalydès « Bécassine » samedi à 16 h 30 et « Comme un avion » dimanche à 11 heures. Deux concerts sont au programme au village du festival, samedi après les dernières projections.

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