Amiens : une habitante du Vimeu condamnée pour avoir publié une photo de sa rivale sur Facebook

Franleu, France

C’est une affaire peu banale qui a été jugée par le tribunal correctionnel d’Amiens. Celle d’une rivalité amoureuse qui s’est étalée au grand jour sur Facebook. Les faits remontent à juin 2017. Nathalie une habitante de Franleu de 52 ans et Daniel, son ex-mari, ont divorcé il y a quelques mois après 15 ans de mariage. Depuis, ce dernier entretient une relation avec Pauline, une voisine. Une relation qui contrarie Nathalie.  

« Vous vouliez la faire passer pour une voleuse de maris ? »

Nathalie demande alors sa rivale en amie sur Facebook. Etrangement, Pauline accepte. Nathalie profite de cette porte ouverte pour copier une photo de Pauline et pour la poster sur son propre mur Facebook avec une petite légende : « voici la copine de Daniel ». Le cliché reste affiché quelques jours sur le réseau social. « Vous vouliez la faire passer pour une voleuse de maris ? », demande le président du tribunal . « J’ai sutout fait ça pour embêter Daniel », répond Nathalie.  

La photo volée est un banal portrait : pas de nudité ou de caractère diffamant. Mais ce n’est pas là le problème pour Pauline et pour son avocate qui enfonce le clou : « C’est un peu comme si vous êtiez allée chez elle,  que vous aviez regardé des photos toutes les deux et que vous en aviez volé pour les montrer à tout le monde ! » 

« Il faut vraiment que les gens fassent attention »

L’avocate de Nathalie a une lecture bien différente de l’affaire : Pauline avait accepté la demande d’amis, elle savait donc à quoi s’attendre.

Maître Laure Cobert-Delaunay, l’avocate de la plaignante réfute cet argument : « Elles étaient effectivement amies sur Facebook, mais les photos qui sont accessibles aux amis ne peuvent pas être diffusées à l’extérieur du groupe d’amis. Le profil de la prévenue était public et ses photos visibles par tout le monde ! Une simple photo prise dans un lieu privé est une photo privée et sa diffusion porte atteinte à la vie privée. C’est ce que dit l’article 226-1 du Code pénal. Il faut vraiment que les gens fassent attention : ce genre de contentieux peut se multiplier si les gens pensent que tout est accessible sur Facebook et qu’on peu faire n’importe quoi. »

La procureure a demandé 200 euros d’amende. Nathalie est finalement condamné à 500 euros d’amende avec sursis et à 700 euros de dommages et intérêts.

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