VIDÉO – Booba Kaaris à Créteil : une « guerre d’égo et d’internet » mis en délibéré au 9 octobre

Créteil, France

Les images de vidéosurveillance de l’aéroport d’Orly ont été visionnées, décortiquées et analysées à plusieurs reprises. Les 11 prévenus ont été cuisinés par les différents avocats pendant plus de cinq heures mais chacune des parties est restée campée sur ses positions. Les avocats de Kaaris n’ont eu de cesse de répéter qu’Armand Okougnakouri (nom civil de Kaaris) était assis au moment où Elie Yaffa (nom civil de Booba) et ses proches sont arrivés vers eux pour en découdre. 

« Booba, il ne fait que ça : insulter les gens » – Kaaris   

Selon Kaaris et ses proches, Booba aurait proféré des insultes (ce qu’il a nié à l’audience) et c’est à ce moment là que la rixe entre les deux hommes a démarré. « Je n’avais pas le choix, je n’aurai pas dû me lever mais je n’ai fais que me défendre » a déclaré Kaaris ajoutant que « venant de Booba, ça ne m’étonne pas, il ne fait que ça : insulter les gens ».   

Un coup d’intimidation » – Booba   

De leurs côtés, les avocats de Booba se sont évertués à démontrer que c’est bien Kaaris et ses proches (alors assis sur des fauteuils) qui sont allés au contact de Booba. Un fait par ailleurs étayé par les images de vidéo surveillance de l’aéroport selon la juge et le Procureur. Autre élément indéniable : à 14H56 et 21 secondes, dans le hall 1 de l’aéroport d’Orly, c’est bien Booba qui a bien mis le premier coup, « un coup d’intimidation » dira t-il à la barre.    

Cette confrontation physique, je la crois fortuite, il n’y a pas eu de guet-appens » – Procureur   

Après 9h de visionnage et de débat, ces deux faits n’ont pas permis de déterminer qui était à à l’origine de cette rixe. Pour le Procureur de la République de Créteil cette « cette confrontation physique » est donc le fruit du hasard. Cette confrontation physique, « je la crois fortuite, je ne pense pas qu’elle ait été provoquée. Il n’y a pas eu de guet-appens entre l’un et l’autre ». Des peines de 12 mois de prisons ont été requis contre Booba et Kaaris. Le Procureur de Créteil a également requis 7 peines avec sursis (de 6 à 12 mois) et 2 peines fermes (6 et 8 mois). 

Une guerre d’égo et d’internet » – Proche de Booba   

Sur l’animosité entre Booba et Kaaris qui dure depuis 5 ans, l’un des proches de Booba dira à la barre, « c’est une guerre d’ego et d’internet ».   Pour tenter d’en savoir plus sur la personnalité de Booba, l’un des avocats de Kaaris a posé la question :  « Comment vous expliquez que vous êtes « le roi de l’embrouille » du rap français ? » en faisant référence aux querelles que Booba entretient avec plusieurs rappeurs français. Pas de réponses de l’intéressé.

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