Brésil : l’homme qui a poignardé le candidat d’extrême droite dit avoir agi « sur l’ordre de Dieu »

Jair Bolsonaro a été attaqué avec un couteau lors d’un meeting, jeudi, à Juiz de Fora (Etat du Minas Gerais). Il est sérieusement blessé, mais son état est stable. La police militaire a divulgué un premier rapport sur l’agression, quelques heures après les faits.

Ses explications sont confuses. L’homme qui a poignardé jeudi 5 septembre Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite à la présidentielle au Brésil, a dit avoir agi pour des raisons personnelles et religieuses, selon un rapport préliminaire de la police militaire. « Il nous a dit que l’attentat avait été motivé par des raisons personnelles, que nous n’avons pas pu comprendre », parce « qu’il disait aussi à certains moments qu’il avait agi ‘sur l’ordre de Dieu' », lit-on dans le rapport de la police militaire du Minas Gerais, divulgué après l’attaque contre le député dans la ville de Juiz de Fora.

Selon la reconstitution des faits, survenus vers 15 heures (19 heures, heure de Paris), l’assaillant, Adelio Bispo de Oliveira, 40 ans, « est sorti de chez lui avec un couteau » pour rejoindre la marche de sympathisants de Bolsonaro. Des images tournées avec des smartphones et postées sur les réseaux sociaux montrent comment l’agresseur a attendu le moment où le candidat, porté sur des épaules de sympathisants, passait à côté de lui, pour le frapper à l’abdomen alors qu’il levait les bras.

Dans des déclarations à TV Globo, l’avocat de l’agresseur, Pedro Augusto Lima Possa, a déclaré que celui-ci l’avait assuré avoir agi « pour des motifs religieux, de type politique et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu’il parle de race, de religion et des femmes ». L’ex-capitaine de l’armée est un admirateur de la dictature militaire (1964-1985) et est un habitué des déclarations racistes, misogynes et homophobes.

Sur son profil Facebook, Bispo de Oliveira a posté récemment divers messages critiques envers Jair Bolsonaro. Il a activement publié des posts à contenu politique favorables à la gauche au Brésil et au gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro. L’agresseur a milité au sein du parti de gauche PSOL de 2007 à 2014, a confirmé à l’AFP le Tribunal supérieur électoral (TSE).

Avant l’attaque, Jair Bolsonaro était largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre. Opéré en urgence à l’hôpital Santa Casa de la ville de Juiz de Fora, il est dans un état « stable » selon les médecins.

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