Coups de feu à Beaune : les deux suspects mis en examen et écroués

Les deux auteurs présumés des coups de feu qui ont blessé sept personnes à Beaune fin juillet ont été mis en examen ce dimanche 12 août et placés en détention provisoire.

Les deux hommes sont déjà connus de la justice. « Leurs casiers font mention de 22 condamnations pour l’un et 21 condamnations pour l’autre », précise le parquet dans un communiqué ce dimanche soir.  

Ils sont mis en examen pour :

  • tentative d’assassinat aggravée en raison de l’appartenance des victimes à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée
  • violences aggravées par trois circonstances, en l’espèce l’usage d’une arme, la réunion, la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance des victimes à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée
  • injure publique à caractère racial
  • menaces de mort à caractère racial

Vendredi 10 août, les deux Côte-d’Oriens de 31 ans ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône après onze jours de cavale, puis placés en garde à vue.

En tentant de s’échapper, l’un d’eux a blessé au pied un policier de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Marseille. Il est donc également mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
 

Ils contestent les faits

Les deux hommes « contestent globalement les faits qui leurs sont reprochés », indique le procureur de la République de Dijon.

« Ils reconnaissent avoir été présents dans un véhicule au moment de la première scène de violences, indiquent n’avoir pas voulu foncer délibérément sur le groupe de victimes, mais avoir tenté de prendre la fuite lors d’une altercation. Ils contestent être revenus quelques heures plus tard armés d’un fusil et avoir fait feu », poursuit le communiqué.
 

L’intégralité du communiqué du parquet

Rappel communiqué du 10-08-18
Le 30 juillet 2018, vers 2h00 du matin dans le quartier Saint-Jacques à Beaune (21), un véhicule Renault Clio fonçait délibérément sur un groupe de quatre individus qui parvenaient à éviter le choc.

A 04h20, les deux auteurs revenaient à bord d’une Mercedes classe B, dont l’immatriculation ne pouvait êtrerelevée et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes.

Sept victimes, atteintes à différents endroits du corps par des gerbes de plombs de calibre 12, étaient conduitesà l’hôpital. L’une d’entre elles, grièvement blessée au ventre sans que son pronostic vital ne soit engagé, était transférée au CHU de Dijon.

Suite à ces faits commis le 30 juillet 2018 à Beaune, une enquête de flagrance était donc confiée conjointement à la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon et au commissariat de Beaune.

Elle s’est poursuivie très activement jusqu’à ce jour. De très importants moyens techniques et humains ont étémis en œuvre. Jusqu’à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont ainsi été mobilisés.

Deux auteurs ont pu être identifiés. Leur localisation s’est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national.
Le 10 aout 2018, ils étaient localisés dans le département du Var.

Une importante opération était préparée et mise en place par la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon qui s’était transportée sur place, avec le concours actif de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille, des groupements de gendarmerie de Côte d’Or, des Alpes de Haute Provence et des Bouches du Rhône, afin de procéder à leur interpellation compte tenu de la dangerosité avérée de ces deux individus.

A 16h30, la BRI de Marseille interpellait un premier individu dans la commune de Saint-Andiol (13) alors que second individu, resté au volant, parvenait à échapper aux policiers en fonçant délibérément sur eux, blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille.
Poursuivi, il abandonnait sa voiture et se réfugiait dans une forêt voisine. Avec l’appui d’une équipe cynophile et d’un hélicoptère de la gendarmerie, il pouvait finalement être interpellé à Saint-Andiol à 19h45.

Les deux individus sont en garde à vue pour tentative d’assassinat, violences aggravées par trois circonstances notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial, et, pour le second, tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique.

Le parquet de Dijon tient à saluer la particulière mobilisation des enquêteurs, en particulier ceux de la DIPJ de Dijon, avec le concours des policiers et des gendarmes précédemment cités.

Eléments du 12 août 2018

Les deux individus ont été présentés au parquet Dijon ce dimanche 12 août 2018.

Il s’agit de deux hommes âgés de 31 ans, déjà connus de la Justice. Leurs casiers font mention de 22 condamnations pour l’un et 21 condamnations pour l’autre, notamment pour des faits de vols et vols aggravés, de détention d’arme, de violences, de destructions ou dégradations de biens et d’infractions routières. L’un d’entre eux a déjà été condamné pour vol avec arme par une cour d’assises. Il est donc en récidive légale criminelle.

Le parquet de Dijon a ouvert un information judiciaire et saisi un juge d’instruction. Ils ont été mis en examen des chefs de tentative d’assassinat aggravée en raison de l’appartenance des victimes à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, violences aggravées par trois circonstances, en l’espèce
–  l’usage d’une arme
–  la réunion
–  la circonstance que les faits ont été commis en raison de l’appartenance des victimes à une soit-disant
race, religion ou ethnie, réelle ou supposée,
injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial, et, pour le second, tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique.

Ils contestent globalement les faits qui leurs sont reprochés. Ils reconnaissent avoir été présents dans un véhicule au moment de la première scène de violences, indiquent n’avoir pas voulu foncer délibérément sur le groupe de victimes, mais avoir tenté de prendre la fuite lors d’une altercation. Ils contestent être revenus quelques heures plus tard armés d’un fusil et avoir fait feu.

Ils ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention de Dijon, conformément aux réquisitions du parquet et à la demande du juge d’instruction.
 

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