Mazères. Cyrille Aimé, étoile montante du jazz manouche : «La musique manouche, le début de tout»

La pétillante chanteuse de jazz Cyrille Aimée monte pour la première fois sur la scène du Manouch’ Muzik Festival à Mazères (09). Adulée par la presse new-yorkaise, elle saura aussi séduire le public. Cyrille Aimée, la chanteuse française considérée comme une étoile montante du jazz new-yorkais débarque quasiment incognito à Mazères, en Ariège. Armée de sa voix suave et de sa fraîcheur, elle va surprendre et séduire le public du Manouch’ Muzik Festival, vendredi 10 août.

Plus jeune, vous avez refusé la Star Academy. Pourquoi ?

C’était une décision très dure à prendre, surtout pour une fille de 17 ans dont le rêve est de devenir chanteuse. On m’a proposé le parcours tout tracé de la star, mais j’ai lu entre les lignes. Je venais de découvrir le jazz, et j’avais cette soif d’apprendre. J’ai senti que cela allait m’empêcher de m’immerger dans le jazz. J’étais tellement passionnée par cette musique que j’avais envie de voir où elle m’emmènerait. Je n’ai jamais eu aucun regret.

Grandir dans la ville de Reinhardt vous a influencé ?

Je connaissais la musique manouche grâce au festival de Samois-sur-Seine. Mais quand on est petit, on y va parce qu’il y a des crêpes au Nutella, pas pour la musique. C’est ensuite que j’ai été fascinée par leur manière de vivre. C’est en comprenant leur culture que j’ai compris leur musique et que j’en suis tombée amoureuse. La musique manouche a été le début de tout. Elle m’a inspiré mais je ne suis pas que ça. Ma mère est de la République Dominicaine, j’ai un côté latino en moi. Et puis je suis allée aux États-Unis pour apprendre les standards du jazz. Je suis un mélange de tout ça.

Pourquoi avoir quitté la France puis New York ?

Je voyais plus grand. Avant de m’installer à New York, je suis allée vivre en République Dominicaine. Là-bas, c’était facile, je faisais beaucoup de concerts parce que j’étais à peu près la seule chanteuse de jazz… J’avais envie de me retrouver au milieu des meilleurs, c’était à New York.

Désormais, vous vivez à La Nouvelle-Orléans…

Je suis tombée amoureuse de la ville. Là-bas, on fait de la musique tous les jours parce qu’on en a envie. La communauté des musiciens est très chaleureuse. La ville est un mélange de cultures française, cajun et caribéenne. Étant moi-même moitié Française, moitié Dominicaine, je m’y sens vraiment chez moi. Et La Nouvelle-Orléans m’a un peu rappelé les Manouches.

Jouer au Manouch’ Muzik, un retour aux sources ?

J’ai l’impression de débuter en France, et c’est normal car je suis partie il y a près de 15 ans. J’ai développé ma carrière aux États-Unis, donc je ne fais que commencer ici, même si j’ai joué à Marciac et à Vienne. Je pourrais revenir vivre en France, mes parents habitent à Nérac (47), et j’adore ! Mais pas tout de suite, pas déjà. Car je sens que si je reviens, je vais y rester…


Le programme

Vendredi 10 août

21 heures :Tato Garcia en première partie de Cyrille Aimée & Adrien Moignard trio.

Samedi 11 août

21 heures : BGKO – Barcelona Gipsy Baljkan Orchestra. Léa Llinarès présentera sa nouvelle création, «Desvelo».

Dimanche

21 heures : Le Maestrio, trois virtuoses de la guitare. Steeve Laffont montera sur scène avec son invité de prestige, Stochelo Rosenberg.

Plus d’infos et billetterie sur www.festivalmazeres.fr.

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