Week-end bleu, blanc, rouge en Occitanie

Entre festivités du 14 juillet et Coupe du monde, ce week-end les forces de l’ordre, police et gendarmerie, vont être totalement mobilisées pour assurer la sécurité de tous et faire de ce week-end un moment festif en évitant les débordements et les risques terroristes.

Le niveau d’alerte est maximum, les services de sécurité en vigilance rouge… S’ouvre, en effet, un week-end chargé qui va voir s’enchaîner bal des pompiers, fêtes du 14 juillet toujours tendues dans les quartiers et finale de Coupe du monde. S’ajoutent à ces festivités, qui ont commencé cette nuit, le Tour de France cycliste et l’affluence estivale sur les sites touristiques.

Un contexte d’autant plus tendu que la menace terroriste n’a pas baissé, deux ans jour pour jour après l’attentat de Nice qui coûta la vie à 86 personnes et en a blessé plus de 450 autres. Bref, un cocktail que les services de sécurité ne veulent surtout pas explosif.

Les principales inquiétudes concernent les fan-zones. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 230 ont été déclarées à ce jour dans toute la France. À Paris, la «fan zone» du Champ de Mars est susceptible d’accueillir 90 000 personnes. Celles de Toulouse et Strasbourg pourront accueillir respectivement 40 000 et 25 000 spectateurs. Risques terroristes et affrontements entre supporters survoltés ont été anticipés par les forces de l’ordre.

Des forces de l’ordre épuisées

Les risques de débordements post match, comme il y en a eu lors de la demi-finale, notamment à Rouen, sont aussi pris en compte. Quelque 110 000 membres des forces de l’ordre et 44 000 sapeurs-pompiers seront déployés en France ce week-end.

«Tout est mis en œuvre pour que les Français puissent vivre ces moments de fête en toute sérénité malgré le contexte de menace qui s’établit toujours à un haut niveau», a déclaré hier, lors d’un point de presse, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

L’enjeu est de taille pour le gouvernement qui jusqu’ici n’a pas eu à gérer d’évènement de cette ampleur ni d’attentat tel que celui du Bataclan ou de Nice.

Or ce week-end à haut risque intervient au moment où les forces de l’ordre ne cessent de tirer le signal d’alarme, se disant en sous-effectif permanent et donc épuisées. Un rapport sénatorial remis le mardi 3 juillet dresse un état des lieux catastrophique et appelle l’exécutif à agir. «De nombreux policiers sont au bord de la rupture», prévenait François Grosdidier, l’un des deux coauteurs.

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