VIDÉOS – 20 ans après, les Bleus de 98 racontent leur Coupe du monde

Au micro de Jacques Vendroux, patron des sports de Radio France, les Bleus de 98 racontent leur épopée, alors que l’on fête ce 12 juillet les 20 ans du sacre historique de l’équipe de France en Coupe du monde de football. 

Découvrez « Génération 98 », une série radiophonique de 12 épisodes qui nous replonge dans cette aventure unique au moyen de témoignages de joueurs et d’images d’archive. A l’antenne de France Bleu, entre 5h et 22h ce jeudi, un épisode par heure est diffusé en intégralité. 

Tout débute en 1992…

Le 2 juillet 1992, la France est désignée pour organiser sa Coupe du monde. Michel Platini, qui n’a jamais connu que les demi-finales de cette compétition (en 1982 et 1986), devient co-président du Comité français d’organisation de la Coupe du monde en 1998 aux côtés de Fernand Sastre, président de la Fédération française de Football.

28 Bleus au lieu de 22

L’annonce de la liste est, pour le sélectionneur, un moment compliqué à gérer. Le 5 mai 1998, Aimé Jacquet se présente en direct à la télévision pour dévoiler les 22 joueurs qui disputeront la Coupe du monde, une première. Il inaugurera finalement le concept de pré-liste, synonyme d’angoisse puis de déception pour ceux qui ne sont pas retenus.

La veille du premier match, on avait fait un entraînement catastrophique ! – Zinédine Zidane

Enfin dans l’action… Après trois semaines de préparation marquées par deux victoires contre la Belgique et la Finlande et un nul contre le Maroc, l’équipe de France va disputer son premier match contre l’Afrique du Sud, le vendredi 12 Juin à Marseille. La veille au matin, les Bleus décollent de Clairefontaine. Ils rentrent réellement dans l’ambiance de leur Coupe du monde.

Premier objectif atteint !

Un doublé de Thierry Henry, un but de Trezeguet et Lizarazu. Ce jeudi 18 juin 1998, la France ne tremble pas face à l’Arabie Saoudite pour son deuxième match du Mondial. Mais les doutes arrivent, avec Christophe Dugarry et Zinédine Zidane contraints au repos.

La vie dans le groupe est primordiale pour gagner une Coupe du monde… – Laurent Blanc

Les Bleus sans pression pour leur troisième rencontre face au Danemark le mercredi 24 juin. L’équipe de France est déjà qualifiée pour les huitièmes de finales après ses larges victoires contre l’Afrique du Sud et l’Arabie Saoudite. Sans Dugarry blessé, et Zidane, suspendu deux matchs, le sélectionneur Aimé Jacquet peut faire tourner.

Les huitièmes sous une chaleur écrasante

Qualifiée sans problème pour les 8e de finales avec trois victoires, la France affronte le Paraguay le 28 juin 1998 au stade Bollaert de Lens. Avant le match, le gardien star des Sud-américains, José Luis Chilavert, assure que la défense du Paraguay est infranchissable. Et en effet, elle tient bon, jusqu’à la 114e minute… et le but en or de Laurent Blanc !

Le début de la fête

Si on garde le souvenir de la liesse populaire des Champs-Élysées pour célébrer la victoire des Bleus en Coupe du monde, l‘engouement populaire s’est fait attendre. Écrans géants désertés, audiences moyennes… Au premier tour, les Bleus débutent leur Coupe du Monde dans l’indifférence. Même dans le stade Bollaert à Lens, plusieurs centaines de places restaient en vente le matin du 8e de finales ! Et puis, la victoire contre le Paraguay a tout changé…

En club, les Italiens nous allumaient sans arrêt… C’était le match à ne pas perdre ! – Didier Deschamps

Les Français aiment le suspens. Après le but en or contre le Paraguay en 8es de finale, voici l’épreuve des tirs aux but en quart face à l’Italie le 3 juillet au Stade de France. Les Bleus n’ont plus perdu contre les Transalpins depuis 1978. Et après cette victoire, le rêve est permis.

Ou on réagit et il y a une finale au bout, ou vous laissez tomber ! – Aimé Jacquet à ses joueurs, à la mi-temps de France-Croatie

Après la victoire contre l’Italie aux tirs au but, la France défie en demi-finale la Croatie le mercredi 8 juillet 1998 au Stade de France. Un match compliqué au dénouement incroyable avec le doublé de Lilian Thuram. Laurent Blanc, le héros du match contre le Paraguay, récolte un carton rouge, qui le prive de finale.

On passait des heures après le déjeuner, au café, à discuter et à refaire le monde – Bixente Lizarazu

Au-delà de ses performances sur le terrain, l’équipe de France championne du monde a également brillé par l’alchimie et l’entente entre ses joueurs. Chaque joueur avait sa place dans un groupe où se côtoyaient différentes personnalités.

Aux portes du paradis

Le matin du 12 juillet 1998, l’équipe de France entame les derniers préparatifs avant de jouer la finale contre le Brésil, sereinement. D’autant plus que du côté brésilien, le malaise de la star Ronaldo crée l’angoisse. La tension monte à quelques heures du coup d’envoi…

Le sacre

Le 12 juillet 1998 la France affronte le Brésil en finale de la Coupe du monde à 21 heures. Les hostilités commencent une heure avant, lorsque la première feuille de match est publiée sans la star brésilienne Ronaldo, diminuée après un malaise. 20 minutes après, les Brésiliens snobent l’échauffement. Les Français s’en agacent mais restent sûrs d’eux au moment de rentrer sur le terrain. Avec Ronaldo, contre toute attente.

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