JD.com en quête d’alliances dans l’alimentaire en France

Richard Liu, le patron de JD.com et le président Emmanuel Macron (au centre), à Pékin, le 9 janvier. Le PDG s’était alors engagé à vendre sur son site l’équivalent de 2 milliards d’euros de produits français au cours des deux prochaines années.

Les alliances entre les géants de l’Internet et les distributeurs français ont donné des ailes aux spécialistes chinois du e-commerce. En particulier à JD.com, le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba. Début septembre, ses spécialistes des achats agroalimentaires ont prévu de faire le déplacement jusqu’à Paris pour rencontrer producteurs et distributeurs français dans le secteur de l’alimentaire en France.

Le géant chinois, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 55,7 milliards de dollars en 2017 (47,3 milliards d’euros) – en hausse de 40,3 % par rapport à l’année précédente –, ne cache plus son ambition de vendre des produits issus de nos terroirs à ses 301,8 millions de clients, essentiellement chinois. Ceux-ci apprécient déjà énormément les produits français en vente sur JD.com, allant de la cosmétique au luxe en passant par le textile. En tout, près de 400 marques françaises sont déjà présentes sur le site de commerce en ligne.

Mais vendre de l’alimentation d’origine française est une autre affaire, car les denrées sont souvent périssables et ne peuvent indéfiniment attendre dans un de ses 500 entrepôts chinois ou dans un conteneur sous douanes. Il faut sécuriser la chaîne d’approvisionnement de manière à pouvoir livrer rapidement et en grosses quantités, notamment lors des opérations promotionnelles. D’où l’idée de JD.com de nouer des accords avec des partenaires français, à l’instar de celui que le groupe vient de signer avec Unima, le premier producteur de crevettes d’élevage à Madagascar.

Innovations technologiques

Lors d’un événement promotionnel pour leur anniversaire, du 1er au 18 juin, JD.com a réalisé 24,7 milliards de dollars de ventes. L’équivalent, en une seule opération commerciale, d’un tiers de l’ensemble du marché du e-commerce en France sur un an. Parmi ses meilleures ventes de produits frais importés figurent des crevettes thaïlandaises, des homards canadiens…

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