Soudan du Sud : accord pour que Riek Machar redevienne vice-président de Salva Kiir

Le chef rebelle du Soudan du Sud, Riek Machar, va être rétabli dans son ancienne fonction de vice-président, dans le cadre d’un accord de paix destiné à mettre fin à près de cinq ans de conflit civil.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud, pays enfoncé dans une guerre civile depuis 2013, ont accepté samedi 7 juillet, en Ouganda, un accord de partage du pouvoir qui doit voir le chef rebelle Riek Machar retrouver son poste de vice-président.

« L’accord prévoit qu’il y aura quatre vice-présidents : les deux qui sont déjà en poste, plus Riek Machar qui occupera le poste de premier vice-président », a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères Ahmed Al-Dierdiry, à l’issue d’une réunion des médiateurs à Kampala.

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« La quatrième vice-présidence sera attribuée à une femme issue de l’opposition », a-t-il ajouté, précisant que cet accord avait été « accepté par le gouvernement » de Salva Kiir, tandis que le mouvement d’opposition de Riek Machar en a accepté « le principe », avant de « l’étudier et de donner sa position finale » à l’issue d’une nouvelle séance de négociations, dimanche à Khartoum.

Cet accord survient alors que les Nations unies avait donné aux parties en conflit, le président Salva Kiir et son grand rival et ancien vice-président Riek Machar, jusqu’à fin juin pour parvenir à « un accord politique viable » sous peine de sanctions.

Cessez-le-feu « permanent »

Salva Kiir et Riek Machar ont convenu le 27 juin d’un cessez-le-feu « permanent », un accord qui relance les espoirs de paix dans ce pays ravagé par la guerre.

Mais plusieurs précédents accords de cessez-le-feu ont volé en éclats, comme en 2016, l’année où Riek Machar a fui son pays. Il est depuis exilé en Afrique du Sud, mais continue à jouir d’une grande autorité sur son mouvement, le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM/A-IO).

Deux ans après avoir obtenu son indépendance du Soudan, à l’issue de plusieurs décennies de luttes, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile en 2013 quand Salva Kiir a accusé son ex-vice-président de fomenter un coup d’État.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. D’effroyables atrocités contre les civils ont été commises par les deux camps : massacres ethniques, enrôlement d’enfants soldats, viols de masse, meurtres, tortures…

Avec AFP

Première publication : 08/07/2018

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