Pays d’Aix : un agriculteur agressé pour avoir traité ses vignes de nuit

Menacé à l’arme à feu pour avoir traité ses vignes en début de nuit… Ce jeune agriculteur du pays d’Aix, qui vient de reprendre l’exploitation familiale, ne souhaite pas témoigner mais la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône (FNSEA), appuyée par les Jeunes Agriculteurs du 13, entendent la médiatiser à l’heure, écrivent-ils dans un communiqué, d’un « climat ambiant d’agri bashing relayé par les médias » : « de plus en plus d’agriculteurs sont agressés verbalement et parfois physiquement alors qu’ils ne font que leur métier. Les arboriculteurs sont confrontés à une levée de boucliers de la part du voisinage pour les canons utilisés pour éviter la grêle qui détruirait leur récolte. Pourtant, ces canons protègent également les biens des particuliers. Ces agressions sont disproportionnées et de plus en plus fréquentes« .

Les faits se seraient produits il y a quinze jours. Le jeune agriculteur traitait ses vignes contre le mildiou vers 22 h. Un voisin a alors surgi, tiré en l’air au moyen de son fusil, et a mis en joue la victime, la menaçant si elle continuait à travailler. L’agriculteur aurait déposé plainte. Une information que ne nous a pas confirmée la gendarmerie d’Aix-en-Provence.

À la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles, on tente d’expliquer les contraintes. « Les consommateurs veulent des produits français, de qualité, des circuits courts, ils recherchent des habitats en campagne mais ne veulent pas laisser les exploitants agricoles produire durablement ! » Du fait des intempéries, le mildiou se développe. « L’agriculteur agressé avait commencé à traiter de nuit, explique Isabelle Giordano, directrice FDSEA13. De nuit, les feuilles absorbent mieux le produit, on a besoin d’en mettre moins et donc, de moins en répandre dans l’environnement, d’autant que le vent tombe. Il avait commencé à traiter à proximité des habitations pour s’en éloigner au fur et à mesure de son avancée dans les parcelles. C’est comme lorsqu’on vendange de nuit pour produire du rosé plus clair et répondre ainsi à la demande des consommateurs… Il y a des contraintes !« 

Dans le Vaucluse, les agriculteurs en appellent au gouvernement pour déroger à l’interdiction de l’épandage aérien en utilisant des drones qui permettent des traitements phytopharmaceutiques plus ciblés que les hélicoptères pour lutter contre le mildiou.

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