Toulouse. Il y a du soleil dans le festival Rio Loco

La fête commence ce soir et se poursuivra jusqu’à dimanche : cette année, la rumba offre l’alibi parfait à un voyage planétaire au festival Rio Loco. Du Congo à Cuba en passant par la Catalogne, elle se démultiplie de sons en pas de danse, prairie des Filtres.

Les pouvoirs des dieux de la danse supplanteront-ils ceux des maîtres de la météo ? Tout est prêt en tout cas sur la prairie des Filtres pour accueillir dès aujourd’hui ( à partir de 18h 30 ) une nouvelle édition du festival Rio Loco consacré aux musiques du monde. Cette nouvelle édition invite à une immersion dans l’univers de la rumba. La fête va donc prendre très vite son rythme de croisière avec le Bakolo Music International plus ancien groupe de rumba congolaise issu des quartiers pauvres de Kinshasa. Mais Cuba, la Jamaïque, la Guinée, l’Allemagne, la Belgique trouveront toute leur place dans cette soirée inaugurale sur les différentes scènes installées sur la prairie des Filtres grâce à The Pedrito Martinez Group (20h), Johnny Osbourne avec Lloyd Parks & We The People Band (21h15), Moh ! Kouyaté (22h), Meute (21h) et l’impeccable Baloji (23h30).

Demain vendredi, le voyage sonore s’ouvre davantage encore sur le monde avec, entre autres, le groove d’Arat Kilo avec la diva malienne Mamani Keita & le rappeur de Boston Mike Ladd (18h30). Puis Bachar Mar-Khalifé jouera l’exil avec son piano qui lorgne vers les styles jazz, world, hip-hop, électro… (20h). Cinquante ans séparent le précédent musicien d’Ebo Taylor, chantre d’un brassage de tradition, de funk et de soul remis au goût du jour par les producteurs de hip-hip à l’orée des années 2000 (21h15).

Samedi, l’Afro Cuban All Stars, ensemble intergénérationnel mené par le guitariste Juan de Marcos Gonzalez, fera vibrer les amateurs de salsa grâce à sa maîtrise parfaite du latin jazz et du mambo (21h15). Pour sa part, Mélissa Laveaux, haïtienne installée au Canada, a été nourrie d’une culture méconnue pour elle par la voix de Martha Jean-Claude (symbole de la résistance aux dictatures) et la perpétue dans une soul pop vaudou rythmée et moderne (22h).

Enfin, pour terminer le festival et le week-end de belle manière, Rio Loco se prolongera cette année dimanche après-midi. Dès 14h l’Orchestre Les Mangelepa défendra la rumba congolaise alors que le groupe de jazz français ¿Que Vola ? a opté depuis longtemps pour la version cubaine. Petitet y su Rumba Sinfónica mêle avec intelligence orchestre symphonique et professionnels de rumba (18h30) alors que la fête touchera à sa fin avec la grande voix malienne de la diva du Wassoulou (Afrique de l’Ouest), Oumou Sangaré sur des rythmes afro-électro imparables (20h). Rendez-vous, donc sur la Prairie des Filtres.

Tarifs : sur Internet, entrée 1 jour 7,50 €, pass 4 jours 25 €. Sur place : 10 € (7 € réduit) et 30 € le pass (25 € réduit). www.rio-loco.org


Pas que de la musique

L’artiste gitan Gabi Jimenez animera des ateliers interactifs à la médiathèque des Izards (vendredi 15 juin à 16h30) et à la médiathèque Empalot (samedi 16 juin à 10h30). Ces moments de partage font suite aux ateliers menés dans le cadre de la Valise Rio Loco en début d’année et leur résultat, sous la forme d’une installation de guitares joliment décorées, est à admirer à l’entrée du site du festival sur la Prairie des Filtres. Après les couleurs de Gabi Jimenez et de ses disciples on pourra découvrir les portraits géants en noir et blanc des «Guerriers Bantus» de Kouka Ntadi qui s’approprie régulièrement l’espace public partout où il passe ! Pour leur part, les ateliers de sérigraphie Frissons & Hanneton impriment tee-shirts ou affiches au goût de tout un chacun et les bricolos de Hangar’O’Gorilles les retrouvent pour une installation totémique autour des figures des Orishas. Ces divinités afro-américaines issues de la culture yoruba — incarnées ici par les danseurs du Ballet Folklorico de Trinidad — constituent également les figures marquantes de l’exposition «Portraits d’Orishas» signée par le photographe, graphiste, musicien toulousain Renaud Mardon seront présentées sous la forme de huit portraits géants.

Continuer à lire sur site d’origine

,

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :