Paris 2024 : le premier ministre signe ce jeudi un « protocole » pour l’organisation des Jeux

Paris, France

C’est une nouvelle étape clef pour la réalisation des équipements des futurs Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris en 2024. Ce jeudi matin (11h), le Premier ministre Edouard Philippe signe à la mairie de Paris un « protocole d’organisation » des JOP, avec Anne Hidalgo, maire de Paris, présidente de la Solidéo, la société de livraison des ouvrages olympiques, et Tony Estanguet, le président du COJO, le comité d’organisation des JO. Ce protocole précise le financement des sites olympiques. 

L’Etat et les collectivités locales doivent s’engager à un investissement de 1,5 milliards d’euros dans le projet, quelques mois après un rapport de l’inspection générale des finances (IGF) qui préconisait de réduire la taille de certains sites pour éviter des « surcoûts« , suscitant l’inquiétude des élus locaux.

Des projets modifiés, des changements sur la carte des sites

Avant même la publication de ce rapport, des discussions étaient engagés entre les acteurs du projet. Tous les sites ne sont pas encore actés mais des arbitrages ont déjà définis quelques changements. Revue d’étape

  • Dugny – Le Bourget (93) : exit le badminton, le village médias maintenu

En Seine-Saint-Denis, à Dugny, le volley-ball s’en va. L’épreuve ne sera pas organisée dans la commune, l’aménagement était jugé trop coûteux, mais dans la ville voisine du Bourget. Elle devait initialement se dérouler sur le site de deux entreprises. Mais la première adjointe au maire de Dugny, Séverine Levé, assure avoir tout de même obtenu « une enveloppe pour contribuer au déménagement d’au moins un des sites » en contrepartie, afin d’y aménager ensuite une zone d’activité. Résultat : le badminton, prévu initialement au Bourget, part pour Paris, sur un site encore inconnu.

La passerelle prévue entre les deux villes, qui surplombe l’autoroute A1, en revanche, est maintenue, et le village des médias aussi, avec 1200 logements légués après les JOP au lieu de 1500 initialement. 

  • Du changement pour la piscine olympique

Selon le scénario pour le moment envisagé, le centre aquatique olympique, dont les élus locaux craignaient de voir la taille se réduire, est maintenu à Saint-Denis. Les tribunes seront en revanche plus modestes et moins coûteuses. Il accueillera donc finalement les épreuves de water polo et non de natation. La natation trouvera sa place dans des bassins démontables, installés à proximité, avec de grandes tribunes d’environ 15 000 places. Ces bassins seront ensuite légués en héritage au département, mais sur un autre site encore inconnu.

Ainsi, avec les 3 sites d’entrainement, Paris 2024 assure léguer 9 bassins au 93, qui manque cruellement de piscines. Stéphane Troussel (PS), président du département, assure même ce mercredi avoir obtenu une enveloppe exceptionnelle de 15 millions d’euros supplémentaires pour un « plan piscine« .

  • Les villages médias et olympiques maintenus

Contrairement à ce que préconisait le rapport de l’IGF, la taille des villages olympique (Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Île-Saint-Denis) et des médias (Dugny – Le Bourget) n’est presque pas réduite, à la satisfaction des élus locaux, puisqu’ils seront ensuite transformés en quartiers de vie.

En Seine-Saint-Denis, des élus locaux satisfaits

Globalement, les élus du département se disent satisfaits des arbitrages. « On s’est beaucoup battus ces denriers mois, notamment après le rapport de l’IGF qui a été une menace pour certains équipements » comment Yannick Hoppe, maire du Bourget (UDI) : « on a fait en sorte que la promesse olympique soit respectée« .

Paris 2024 présentera ses derniers arbitrages lundi 18 et mardi 19 juin aux membres du comité international olympique (CIO). La Commission de coordination du CIO vient pour la première fois depuis l’attribution des jeux à Paris, afin de voir comment ils se préparent. 

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