L’agriculture bio continue de progresser en Île-de-France

Les Mureaux, Yvelines, France

La ferme de la Haye, dans les Yvelines, est l’une des 293 exploitations franciliennes qui font du bio, d’après des chiffres révélés ce mois-ci par le Groupement des agriculteurs biologiques d’Île-de-France. Fabien Frémin est l’un des exploitants de cette ferme, proche d’une zone pavillonnaire. Sa journée commence tôt. Dès six heures du matin, il est dans les champs.

Depuis 2008, cet agriculteur cultive des légumes, et des fruits sur ses terres. 20 hectares qui auraient pu servir à autre chose.  « Il y avait un projet de circuit de Formule 1 sur ces mêmes terres », explique Fabien Frémin. « On a appris que le circuit n’allait pas se faire fin 2009, début 2010 ».

Il a misé sur le bio, il en récolte les fruits

Aujourd’hui, l’exploitation s’étend sur une quarantaine d’hectares, dans deux communes des Yvelines: les Mureaux et Feucherolles. Son dernier chiffre d’affaire s’élève à 600 000 euros. Les parents de Fabien Frémin, d’ex-agriculteurs, n’avaient pas cru à une telle réussite. « Quand je me suis installé en bio, il a fallu leur faire comprendre que c’était peut-être l’avenir », affirme l’agriculteur. « Ça n’a pas été simple, puisque ça revient tout de même à renier les pratiques ancrées depuis longtemps. Quand ils ont vu que ça marchait, ils ont ouvert les yeux. » 

La ferme de la Haye s'étend sur une quarantaine d'hectares, aux Mureaux (photo) et à Feucherolles. - Radio France
La ferme de la Haye s’étend sur une quarantaine d’hectares, aux Mureaux (photo) et à Feucherolles. © Radio FranceMarc Podevin

La ferme de la Haye emploie une douzaine de personnes. C’est une affaire de famille puisque Fabien Frémin est épaulé par son frère et sa femme. Aurélie Frémin s’occupe surtout de l’administratif. Parfois, elle fait aussi de la vente sur les marchés, où les clients se montrent très intéressés par le bio. « Ils préfèrent venir acheter des produits de l’agriculture biologique, puisqu’il n’y a pas de traitements », constate Aurélie Frémin. « Pour les enfants, c’est tout de même meilleur que ce qui vient du supermarché. »

On ne trouve pas assez de bio dans les cantines scolaires, ou encore les hôpitaux – Marie-Thérèse, une cliente

Marie-Thérèse, une cliente du marché de Meulan-en-Yvelines, est bien d’accord. « Maintenant, j’ai l’impression que de nombreux produits sont nettement moins bons, ne se conservent plus », lance-t-elle. « On souhaite acheter du bio parce qu’on veut revenir à ce qu’on a connu à une certaine époque. D’ailleurs, on ne trouve pas assez de bio dans les cantines scolaires, ou encore les hôpitaux. »

Le bio devrait encore se développer, ces prochaines années en Île-de-France. La région s’est donné comme objectif de tripler les surfaces dédiées à l’agriculture biologique, d’ici 2022. En 2024, 50% des menus dans les cantines de lycées franciliens devront être composés de produits bio.

Continuer à lire sur le site d’origine

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :