Carpentras : les empoisonnements de chats se multiplient

Pour Patricia Olivier, c’est une grande incompréhension mais surtout un crève-coeur. Cette bénévole de la SPA et d’autres associations qui viennent en aide aux animaux ne comprend pas pourquoi de plus en plus de chats sont retrouvés morts, empoisonnés, à Carpentras. « Je suis en colère. On fait ce qu’on peut pour récupérer les chats et les stériliser. On n’est pas payé pour le faire et un barjot, un lâche s’amuse à les tuer.« 

Mardi soir, Jacqueline, une autre bénévole, part nourrir les chats sur le secteur du chemin de la Fourtrouse. C’est ici, sur un terrain privé inoccupé et en accord avec son propriétaire, qu’a été installée une cabane, avec de l’eau et de la nourriture pour les chats errants du quartier.

Juste devant la cabane, elle découvre le corps inerte d’un félin, le troisième découvert au même endroit, depuis la mi-mars. « Pourquoi les chats viendraient tous ici pour mourir ?« , s’interroge Patricia Olivier. « Je pense qu’ils sont déposés là. Quelqu’un doit les attirer afin de les empoisonner, puis les déplacer. » Depuis une dizaine de jours et avec d’autres bénévoles de la SPA, Patricia s’occupe de capturer les chats du secteur afin de les stériliser et de les empêcher de se reproduire.

Six félins sont déjà passés entre les mains des vétérinaires. Un travail de longue haleine mais qui devient inutile au vu de la recrudescence des empoisonnements.

Une plainte contre X

Chemin de la Fourtrouse, de nombreux riverains ont été sensibilisés au problème et comprennent la démarche de la SPA. « Les voisins sont tous très gentils et certains ont d’ailleurs eux-mêmes des animaux, explique Patricia Olivier. Mais si les chats errants sont empoisonnés, ça va sûrement aussi arriver à un chat domestiqué !« 

En mars, une trentaine de chats errants avaient été comptabilisés sur le secteur. Aujourd’hui, ils ne seraient plus qu’une vingtaine. « Deux ont été retrouvés morts dans les mêmes conditions et de nombreux autres ont disparu et ont dû aller mourir un peu plus loin », alerte la bénévole de la SPA. « Je n’arrive pas à comprendre en quoi ces chats gênent, se désole-t-elle. Le pire qu’ils puissent faire c’est de traverser les jardins, mais c’est tout.« 

Sur les trois cas d’empoisonnement, aucune autopsie n’a été effectuée pour permettre de révéler le produit utilisé. Mais dans les trois cas, les chats bavaient un produit vert, ce qui semble être la preuve de l’ingestion d’un produit toxique, comme la mort-aux-rats. Au vu du mode opératoire, les bénévoles de la SPA pensent que l’empoisonneur habiterait le quartier.

En mars, aucune plainte n’avait malgré tout été déposée par les associations de protection des animaux. Mais cette fois-ci, Patricia Olivier est bien décidée à ne pas laisser ces nouveaux faits impunis alors qu’elle se bat tous les jours pour nourrir ces félins, les stériliser ou leur trouver une famille. Aujourd’hui, elle devrait déposer une plainte contre X, pour empoisonnement.

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