Aix : Affluent Medical, la start-up aixoise de la santé à la conquête des marchés

Dans le jargon branché des start-up, on appelle ça une « medtech », une entreprise spécialisée dans les technologies médicales. En somme, une petite structure qui développe un dispositif dans le domaine de la santé. Comme n’importe quelle start-up du numérique, Affluent Medical compte ainsi une trentaine de salariés, des ingénieurs surtout, et des locaux dans un immeuble de la Duranne. Mais ici, on ne développe pas une nouvelle application pour smartphone… mais des implants chirurgicaux.

Ce sont en tout quatre dispositifs qui sont développés par la toute jeune société Affluent Medical, à Aix, où une première start-up, nommée Kephalios était déjà implantée depuis 2016. Nous avions rencontré son directeur général, Daniele Zanotti, en janvier, après l’annonce d’un premier essai clinique réussi de l’anneau cardiaque « Kalios » (voir ci-dessous).

Cet ingénieur italien, issu de l’aérospatiale, « un secteur qui beaucoup de points communs avec les implantables, notamment parce que vous n’avez pas le droit à l’erreur », est désormais le directeur général d’Affluent Medical, qui, outre Kalios, développe trois autres dispositifs, visant des marchés chiffrés en centaines de millions d’euros.

Quatre implants sur le marché d’ici 2 à 3 ans

Il y a Epygon, une prothèse de valve mitrale qui, à l’inverse des dispositifs existants, tient compte des flux sanguins (vortex) à l’intérieur du ventricule gauche, et sollicite ainsi, beaucoup moins le muscle cardiaque. Kardiozis est une prothèse endovasculaire destinée à réparer les anévrismes de l’aorte en évitant les « fuites » de sang. « Dans 20 à 40 % des cas, l’anévrisme reste alimenté par des vaisseaux, ça limite l’application des endoprothèses« , explique Daniele Zanotti dont le dispositif est « poilu », pour entraîner une coagulation du sang autour de la prothèse (pour l’heure au stade de prototype). Enfin, il y a Artus, une prothèse… de sphincter urinaire. « Il s’agit de traiter l’incontinence urinaire sévère, qui a une prévalence incroyable dans la population, surtout chez les femmes, qui représentent 95 % des patients, avec des conséquences dévastatrices sur la vie sociale et des solutions très limitées« , explique Daniele Zanotti, dont la société a développé une prothèse simplement activable avec une télécommande.

Ces quatre dispositifs ont d’abord été développés indépendamment à partir de 2011, mais avaient en commun de faire partie du portefeuille du fonds d’investissement français Truffle Capital, à l’origine aussi du coeur artificiel Carmat. Les voilà réunis au sein d’une même entité, Affluent Medical, « afin de mutualiser les compétences et d’atteindre la masse critique pour poursuivre le développement », explique le directeur général, dont la société a reçu l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la semaine dernière. Un préalable à une introduction en bourse, sur le marché Euronext Growth Paris, d’ici à la fin du mois avec l’objectif de lever plus de 40M€.

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