Assises de Vaucluse : absent à son procès, le violeur d’une ado de Carpentras condamné à douze ans

Abdelhalim Ben Akremi, un Tunisien âgé de 32 ans, ne s’est pas présenté, hier, à l’ouverture de son procès devant la Cour d’assises de Vaucluse où il devait répondre d’un viol commis au cours de la nuit du 4 au 5 août 2012 à Carpentras. Sous le coup d’un mandat d’arrêt pour ne pas s’être présenté le 18 mai lors de l’entretien d’identité préalable, l’accusé se trouverait actuellement en Tunisie où « il est suivi pour un état dépressif », a expliqué à la Cour Me Stéphane Simonin qui a sollicité le renvoi du dossier à une prochaine session. « Rien ne l’empêche de comparaître, il n’est pas hospitalisé sous contrainte », a observé l’avocate générale Gwenaëlle Le Flao qui a déploré, comme le bâtonnier Marc Geiger, « l’absence de l’accusé qui ne respecte pas les obligations de son contrôle judiciaire ».

« Si j’avais commis les faits, je ne resterais pas là et j’aurais fui dans mon pays »

Après délibéré, la Cour a décidé de retenir le dossier qui sera examiné selon la procédure du défaut criminel. Après un exposé des faits de la Présidente Tréguier, Me Geiger a porté la parole de la partie civile qui attend ce procès depuis six ans. À l’époque, la victime était une adolescente naïve comme tant d’autres, une jeune fille de 16 ans qui a été abusée par un homme de dix ans son aîné. Un homme qui n’a cessé de dire tout au long de la procédure, « si j’avais commis les faits, je ne resterais pas là et j’aurais fui dans mon pays ».

Son absence a signé, cependant, une culpabilité pour la partie civile qui s’appuie sur les termes d’un certificat médical établi le lendemain des faits. Ce document confirmait les déclarations de la jeune fille. « Elle a accepté de le suivre et elle culpabilise pour cela. Mais la relation a été imposée et a eu lieu dans un contexte de brusquerie », a insisté l’avocat.

« Ce dossier est le drame d’une agression brutale », a asséné l’avocate générale qui, au terme de ses réquisitions, a réclamé à l’encontre de l’accusé « qui a peur d’être jugé », une peine de 12 ans de réclusion criminelle. Elle a été suivie dans les faits… Après délibéré, la Cour a déclaré l’accusé coupable et l’a condamné à la peine requise de 12 ans.

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