Orange : la sauveuse d’abeilles a le bourdon

Christine est une passionnée des animaux, notamment des abeilles. Elle est apicultrice amatrice déclarée, et dans la région, beaucoup la connaissent pour sa générosité et son investissement dans la cause animale. Aujourd’hui, son activité est menacée et elle compte sur la générosité des Orangeois.

Christine intervient régulièrement dans des groupes sur Facebook pour des sauvetages d’animaux en détresse, et en particulier depuis quelques années pour des sauvetages d’essaims d’abeilles. « On m’a appelée l’an passé avant que le chantier pour le parc Spirou débute. Les pelleteuses ratissaient tout pour préparer le terrain, mais il y avait des ruches, pleines, à l’abandon sur le terrain. Personne ne voulait intervenir et le propriétaire était introuvable, injoignable. Alors j’ai décidé d’y aller avec mon compagnon et on a sauvé toutes ces abeilles », se souvient la passionnée.

Une passion qu’elle tient de son grand-père. « Quand j’étais petite il avait des ruches, il me montrait les abeilles et m’expliquait un peu comment on s’en occupait et comment on faisait du miel, ça m’a toujours fascinée ». Pour ses 40 ans, on lui offre une formation d’une journée chez Ickowich, commerçant de matériel apicole européen, qui se trouve à Bollène. « C’était passionnant, très instructif, et bien sûr trop court quand on aime ça! », plaisante-t-elle. C’est en rencontrant d’autres apiculteurs, en faisant des recherches sur internet qu’elle a ensuite acquis toutes ses connaissances. « J’ai encore beaucoup à apprendre, je dois avoir un dixième des connaissances que d’autres ont ».

50 % de pertes

Une passion et une activité qui coûtent cher, et la situation ne va pas en s’améliorant. « Il y a quelques années, en moyenne un apiculteur perdait 30% de ses ruches par an. Cette année ça a grimpé entre 50% et 100% de pertes. Sur la trentaine de ruches que j’avais, il ne m’en reste que quinze », déplore-t-elle. La cause ? « On peut principalement cibler les pesticides, quand les abeilles vont butiner, elles entrent en contact avec et ça les tue. Puis il y a bien sûr les parasites, comme la fausse teigne, qui se transforme en papillon et qui mange les abeilles les plus faibles ».

La reine des urgences

Connue dans la région pour ses interventions en urgence, Christine vit désormais une situation financière compliquée, notamment suite à la perte de ces ruches : « Si je fais ça, ce n’est pas pour me faire de l’argent sur le dos des abeilles comme certains le pensent, c’est pour les sauver et leur faciliter la vie. Comme quand on récupère et soigne un chat dans une rue, on le fait parce qu’on est sensible au bien-être des animaux, pas parce qu’on attend quelque chose en retour. On m’a déjà dit de laisser les abeilles dans la nature, mais même une colonie sauvage peut ne pas survivre, et elles risquent d’être tuées. Il y a eu le cas à Jonquières, il fallait récupérer un essaim en urgence, dans un arbre qui allait être abattu, le temps que je me déplace pour le faire, un autre apiculteur les a toutes tuées en diffusant la fumée d’un bâtonnet de soufre, qui les asphyxie. Il n’avait pas envie de s’embêter, sauf que toutes les abeilles ne meurent pas de suite, c’est d’autant plus dangereux parce que les survivantes peuvent contaminer d’autres abeilles, dans d’autres colonies », alerte-t-elle.

En ce qui concerne le miel, l’apicultrice a un avis bien tranché : « si elles font du miel, c’est qu’elles en ont besoin pour elles, donc il est hors de question que je le leur prenne. En revanche, si je vois que la ruche est pleine, j’ajoute une sorte de caisse au-dessus où elles peuvent venir continuer à en faire, et c’est uniquement ce surplus-là que je récupère, ça représente dans les 20 kilos par an, et encore ! »


« J’ai peur un jour de devoir refuser un sauvetage par manque d’argent »

Pas question donc, de faire ça pour l’argent, un bon point pour le bien-être des petites butineuses, mais finalement, c’est aussi l’un des problèmes. « Cela me coûte beaucoup d’argent, si j’interviens, je ne facture rien, peu importe qui m’appelle, mais évidemment, ça ne me rapporte pas d’argent non plus, ce n’est pas un business pour moi, mais j’aimerais continuer à pouvoir en sauver. J’ai trop peur un jour de me retrouver dans une situation d’urgence et de ne pas pouvoir intervenir par manque de place car le matériel est trop cher et que je n’ai pas pu en racheter pour sauver d’autres abeilles ».

C’est la page Facebook, Eco-abeilles, qui a plusieurs fois été témoin de la générosité de Christine pour des sauvetages, qui a lancé cette cagnotte sur Leetchi. « Si on arrive à récolter les 3500 € fixés, ça me permettra de continuer pendant un bon bout de temps, d’acheter du matériel, voire un garage, un local, ou une ferme pour pouvoir vraiment m’y mettre à fond« , dit-elle, pleine d’espoir.


 

Pour l’aider, rendez-vous sur sa page Facebook : Sanctuaire animal en Provence. Il est possible de faire des dons au camion à pizza « La Pizza Provençale » situé vers Macdo qui dispose d’une tirelire pour Christine.

Eet enfin, voici le lien de la cagnotte ouverte jusqu’au 8 juin: www.leetchi.com/c/apicultrice-en-detresse.

Contact : 06 13 80 32 15


« J’ai peur un jour de devoir refuser un sauvetage par manque d’argent »

Pas question donc, de faire ça pour l’argent, un bon point pour le bien-être des petites butineuses, mais finalement, c’est aussi l’un des problèmes. « Cela me coûte beaucoup d’argent, si j’interviens, je ne facture rien, peu importe qui m’appelle, mais évidemment, ça ne me rapporte pas d’argent non plus, ce n’est pas un business pour moi, mais j’aimerais continuer à pouvoir en sauver. J’ai trop peur un jour de me retrouver dans une situation d’urgence et de ne pas pouvoir intervenir par manque de place car le matériel est trop cher et que je n’ai pas pu en racheter pour sauver d’autres abeilles ».

C’est la page Facebook, Eco-abeilles, qui a plusieurs fois été témoin de la générosité de Christine pour des sauvetages, qui a lancé cette cagnotte sur Leetchi. « Si on arrive à récolter les 3500 € fixés, ça me permettra de continuer pendant un bon bout de temps, d’acheter du matériel, voire un garage, un local, ou une ferme pour pouvoir vraiment m’y mettre à fond« , dit-elle, pleine d’espoir.


 

Pour l’aider, rendez-vous sur sa page Facebook : Sanctuaire animal en Provence. Il est possible de faire des dons au camion à pizza « La Pizza Provençale » situé vers Macdo qui dispose d’une tirelire pour Christine.

Eet enfin, voici le lien de la cagnotte ouverte jusqu’au 8 juin: www.leetchi.com/c/apicultrice-en-detresse.

Contact : 06 13 80 32 15

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