Double assassinat de Poretta : vague d’interpellations en Corse et sur le continent

Ces interpellations ont été menées par la police judiciaire dans le cadre d’une commission rogatoire d’un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, en charge de l’enquête ouverte pour « assassinat en bande organisée et de tentative d’assassinat en bande organisée ».

Au total, une douzaine d’interpellations a eu lieu simultanément en Corse et sur le continent. Dix personnes ont été interpellées en Haute Corse et deux autres à Marseille. Huit personnes ont également été extraites de prison pour être entendues, dont une surveillante de la maison d’arrêt de Borgo, a-t-on précisé de même source.

Les individus ont été placés en garde à vue, à Bastia ainsi qu’à Marseille et peuvent être entendues pendant 96 heures. 

L’enquête relancée par un repenti

Le mois dernier, l’enquête aurait progressé grâce à de nouveaux éléments recueillis lors d’écoutes téléphoniques et au cours de filatures, ainsi que les confidences d’un repenti.

L’homme aurait livré aux enquêteurs des éléments sur la préparation des assassinats d’Antoine Quilichini et Jean-Luc Codaccioni, deux membres du banditisme corse, selon le journal Le Monde.

Dans ses déclarations, ce repenti accuse les frères Guazzelli, les deux fils de l’un des membres fondateurs du gang de la Brise de Mer et Jacques Mariani, autre grand nom du crime organisé insulaire, d’avoir préparé l’assassinat de l’aéroport dans le cadre d’une guerre entre deux clans, ceux des Guazzelli et des Germani, ayant fait plusieurs morts.

Le décompte morbide d’une guerre des clans

Les deux hommes, considérés comme des proches de Jean-Luc Germani, ex-chef du clan rival aujourd’hui incarcéré, sont tombés le 5 décembre 2017 en fin de matinée sous le feu nourri d’un commando bien renseigné qui les attendait sur le parking de l’aéroport de Bastia-Poretta.

Antoine Quilichini dit « Tony le boucher » est mort sur place, tandis que Jean-Luc Codaccioni, responsable de la sécurité du PMU au Gabon, a été transporté en urgence vitale à l’hôpital de Bastia, où il est décédé peu après.

Les investigations ont permis d’identifier la voiture du commando, une Golf noire, retrouvée calcinée à Piedicroce, à quelques kilomètres au sud de Bastia. La voiture a été reconnue par des policiers en planque devant un hangar suspecté d’abriter de la drogue, quelques jours avant l’assassinat. Un trafic impliquant les frères Guazzelli, selon les enquêteurs.

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