Disparition de France 4 de la TNT, investissements sur le numérique… La ministre détaille sa réforme de l’audiovisuel public

Françoise Nyssen a lancé ce chantier très sensible.

Votre télé va changer. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a dévoilé lundi 4 juin ses propositions de réforme de l’audiovisuel public, voulue par l’Élysée, sans trancher pour le moment sur le sujet d’une présidence unique pour tous les médias publics. Franceinfo en liste les principaux points.

>> Réforme de l’audiovisuel public : regardez en direct la conférence de presse de la ministre de la Culture Françoise Nyssen

La fin de France 4 sur la TNT

France Télévisions devra libérer « au moins le canal hertzien », celui actuellement occupé par sa chaîne jeunesse France 4 (la 14), afin de recentrer sur le numérique son offre dédiée au jeune public.

L’avenir de France Ô incertain

Pour France Ô, la chaîne de France Télévisions dédiée aux outremers, « il faudra, dit la ministre de la Culture, « interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien (…) sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement des offres numériques des Outre-Mer Premières ».

Un rapprochement entre France 3 et France Bleu

France 3, qui diffuse actuellement deux heures de décrochages régionaux par jour, devra se recentrer sur la proximité et « tripler » ses programmes régionaux. Françoise Nyssen a également confirmé son objectif de développer des synergies entre France 3 et France Bleu, le réseau des radios locales de Radio France.

Des lois sur « la gouvernance » et la redevance pour 2019

Le calendrier législatif de la réforme a été quant à lui repoussé à « courant 2019 » avec des lois sur « la réforme de la gouvernance », « le financement » qui passera par une révision de la redevance, et « la régulation à l’heure du numérique », qui devrait inclure une modernisation des pouvoirs du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel).

Des économies attendues mais pas chiffrées

Françoise Nyssen ne chiffre pas à ce stade les économies espérées, mais la ministre de la Culture l’annonce : l’audiovisuel public va devoir se serrer la ceinture. « Les synergies entre sociétés vont se développer, pour permettre à l’audiovisuel public d’innover, de gagner en performance et en visibilité », déclare la ministre. 

« Il faudra également qu’elles dégagent des gains d’efficience et des économies pour financer les priorités, dit-elle encore. Il y a des marges de manœuvre, nous le savons, et la mutation des sociétés passe aussi par une profonde transformation de leur organisation et de leur mode de management. »

Dans le même temps, Françoise Nyssen demande aux six sociétés de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, l’INA, Arte, TV5 Monde) d’investir « 150 millions d’euros supplémentaires par an » sur le numérique « à horizon 2022 »« Nous sanctuarisons le budget de la création, c’est-à-dire les séries, les films, les documentaires, l’animation… », poursuit la ministre dans Le Monde : soit 560 millions d’euros par an.

Deux nouvelles offres communes autour de la culture et la jeunesse sur internet

La ministre confirme également deux projets de plateformes en ligne, qui regrouperont des contenus issus des groupes de l’audiovisuel public. La première, dédiée à la culture, sera lancée « fin juin », et la seconde ciblera la jeunesse. Il s’agira d’un « nouveau média générationnel (…) à destination des 15-30 ans », précise Françoise Nyssen dans Le Monde. 

Autre illustration de cette politique de regroupement de contenus, le site de franceinfo hébergera dès mercredi une « plateforme commune de décryptage des fausses nouvelles ».

Continuer à lire sur site d’origine

%d blogueurs aiment cette page :