« Certaines économies sont grandement coûteuses » : les petites villes interpellent l’éxécutif

« Certaines petites économies sont grandement coûteuses ». Les Assises des Petites Villes ne sont pas terminées depuis 3 jours, que leurs représentants reviennent déjà à la charge. Dans une résolution adressée lundi au gouvernement, les élus de l’Association des petites villes de France (APVF) demande à l’éxécutif de renforcer leurs moyens d’action.

Contre « la facilité d’une vision purement comptable et court-termiste », les maires des plus petites communes de France appellent au contraire le gouvernement à « faire le pari de l’intelligence territoriale ». La liste des griefs est longue : réduction des emplois aidés, fermeture annoncée de petites lignes ferroviaires, délocalisation des services publics… autant d’insuffisances de la part de l’éxécutif qui « paupérisent les territoires périurbains et ruraux et précipitent la concentration des personnes et des richesses dans les grandes métropoles« , souligne le texte. 

La semaine dernière, près de 300 représentants de communes de 2.500 à 25.000 habitants s’étaient réunis à Autun, en Saône-et-Loire, à l’occasion des 21èmes Assises des petites villes de France, organisées par l’APVF. C’est Edouard Philippe qui défendait la cause du gouvernement pendant deux jours. Le Premier ministre avait plaidé pour pour une meilleure écoute des maires et des collectivités par le Parlement et par l’éxécutif.

Aujourd’hui, les élus le prennent au mot, énumèrent eux aussi leurs revendications. En première ligne : la suppression de la taxe d’habitation, mesure phare du candidat Macron, épée de Damoclès pour les budgets des petites communes. Les édiles demandent « des garanties » pour que les villes conservent « l’autonomie financière que la Constitution leur reconnait« .

Selon le ministère de l’Action et des Comptes publics, l’exonération de cet impôt local devrait entraîner un manque à gagner d’environ 10,4 milliards d’euros pour les collectivités locales, d’ici à 2020. La promesse du Président de la République concernait les 80% des français les plus pauvres. De crainte de censure du Conseil consitutionnel, le gouvernement l’a étendu à la totalité des Français. 

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